« Les cours de théâtre au collège, j’adorais ça »


Elle s’appelait Sandrine Prost, est devenue Mme Robert et maman d’une petite Esmée de 4 ans. Un BTA secrétariat puis un diplôme d’auxiliaire puéricultrice en 2000, un diplôme d’État qui l’a amenée à occuper des postes dans toute la France avant de se fixer à Chaussin.

Le collège des Vernaux ? Bien sûr qu’elle garde de cette période des souvenirs d’ados bien que la route fût parfois difficile.

Le collège, “une sacrée étape à l’époque !”

Le CDI tenu par Mme  Coitoux, son prof de dessin M. Renaud, sa prof de maths Mme Bouillot… Sandrine pourrait citer tous ses profs. « Je salue leur courage et leur pédagogie car il en fallait ! Et ces cours de théâtre entre midi et 2, j’adorais ça. Et les prémices d’une seconde passion avec mon métier. Et la cantine et ses épinards du lundi. J’ai effectué mon stage de 3e à la crèche de Tavaux et ma vocation s’est construite là. J’exerce ce métier que j’adore depuis 24 ans. Et les copains et copines, c’était fort. Oui, le collège, c’était une sacrée étape à cette époque ! » 

Aujourd’hui, l’ex collégienne ne porte pas qu’un regard nostalgique. Elle écoute, voit l’influence des réseaux sociaux, l’hyper médiatisation de tout, les jeux de cours dangereux. « J’ai une fille de 4 ans et je me projette déjà. Comment elle va faire ? Je me compare à des jeunes qui pourraient souffrir de harcèlement. »

« Le harcèlement, si c’était de nos jours, je ne sais pas si je serais toujours là »

Sandrine souffrait d’obésité à l’époque. Elle qui, aujourd’hui, affiche une ligne affinée, se sent bien. « J’avais des railleries parfois. Il y a toujours un ou deux copains moins sympas. Mais je n’ai jamais été harcelée, ni maltraitée. Je souffrais intérieurement mais pas au point de faire le geste que j’aurais pu regretter. »

Et d’évoquer le rôle de sa famille qui jouissait d’une bonne réputation, sa maman étant une figure très connue, pour atténuer cette période délicate.

Le théâtre, une thérapie et un complément nécessaire

Elle s’éclate dans son métier et au contact des enfants « qui sont une source d’énergie ». Si elle a envisagé un temps de se tourner vers autre chose, elle a évacué cette hypothèse. « J’adore faire rire les autres. À l’école, j’étais le clown et ça n’a pas trop changé. Je fais du théâtre au sein de Comédies et Cie. Faire rire les gens, leur permettre de s’évader de leur quotidien me plaît. Il faut profiter de la vie. Ça va vite et tout peut basculer rapidement ».

L’ex collégienne est déjà dans la prochaine saison et doit avoir déjà en main le texte du prochain spectacle, histoire d’occuper l’été. Le collège était une période dorée, la vie familiale en est une autre !



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