Mort de Jean-Pierre Elkabbach : Emmanuel Macron prononcera un discours lundi


Il avait salué « un monstre sacré du journalisme français ». Emmanuel Macron prononcera un discours lundi pour rendre homme à Jean-Pierre Elkabbach, décédé mardi, selon les informations de BFMTV confirmées par Le Parisien. Cette prise de parole se fera vers 10 heures au siège de France Télévisions, dans le XVe arrondissement de Paris, lors d’une cérémonie d’hommage au journaliste et ancien patron du groupe lors de laquelle sera dévoilée une plaque en sa mémoire.

Sa PDG, Delphine Ernotte, « a décidé de baptiser le bâtiment principal du siège parisien » « Maison Jean-Pierre Elkabbach », selon un communiqué de France Télévisions diffusé ce jeudi.

La disparition de Jean-Pierre Elkabbach à 86 ans, vétéran du journalisme politique et également ancien patron d’Europe 1 et de Public Sénat, a suscité une pluie d’hommages de ses pairs et du monde politique. Au lendemain de son décès, le président de la République avait souligné que sa disparition intervenait « à la veille du 65e anniversaire de notre cinquième République, lui qui était toujours là, à chacune de ses grandes dates ».

Le « roi de l’interview » de la cinquième République

Connu comme le « roi de l’interview », Jean-Pierre Elkabbach a couvert l’actualité politique sous huit présidents de la République et une vingtaine de Premiers ministres. Il était parvenu à se hisser au sommet du journalisme autant de fois qu’il était tombé en disgrâce. L’insatiable curieux se vantait d’ailleurs d’être le « recordman des licenciements », quand ses détracteurs raillaient plutôt sa fascination éternelle pour le pouvoir, quel que fut son visage.

Après avoir été à la tête de l’information d’Antenne 2, le journaliste a été PDG de France 2 et France 3 de 1993 à 1996. Il y avait favorisé l’ascension de nouveaux animateurs comme Jean-Luc Delarue, Arthur ou Nagui. Après la révélation des contrats de centaines de millions de francs attribués aux animateurs-producteurs stars de France 2, il avait toutefois été acculé à la démission en 1996.



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