Mort de Sulivan à Cherbourg. La policière autrice du tir mortel mise en examen pour homicide volontaire



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Le procureur de la République de Coutances (Manche) a communiqué ce mardi 11 juin 2024 en milieu de soirée sur les suites de la procédure cherbourgeoise liée à la mort de Sulivan dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 juin 2024.

Sulivan, 19 ans, succombe au tir de la policière

Pour rappel, dimanche 9 juin 2024, à partir de 23 h 40, deux équipages de police cherchent à interrompre la course d’une voiture lancée à vive allure dans Cherbourg-Octeville. Ses trois occupants sont stoppés rue Waldeck-Rousseau. Parmi eux : Sulivan, un Octevillais de 19 ans, succombe au tir mortel d’une policière « au niveau de la poitrine », relatait lundi 10 juin 2024 au soir le procureur de la République de Cherbourg-en-Cotentin.

La policière à l’origine du tir mortel a été placée en garde à vue du chef d’homicide volontaire. L’inspection générale de la police nationale a été saisie de l’enquête. […] Des faits susceptibles de recevoir une qualification criminelle pouvant justifier la saisine du pôle de l’instruction de Coutances.

Le procureur de la République de Cherbourg-en-Cotentin, lundi 10 juin 2024 au soir

Ce mardi 11 juin 2024, le procureur de la République de Coutances confirmait que le tribunal judiciaire de Cherbourg-en-Cotentin se dessaisissait au profit du pôle de l’instruction de Coutances.

Présentée à un juge d’instruction et mise en examen du chef d’homicide volontaire, la fonctionnaire de police a été placée sous contrôle judiciaire strict.

Le procureur de la République de Coutances, mardi 11 juin 2024 au soir

Interdiction de se rendre à Cherbourg

Parmi les obligations auxquelles doit se conformer la policière : ne pas se rendre à Cherbourg-en-Cotentin, se présenter périodiquement aux services désignés par le juge des libertés et de la détention, ne pas se livrer à l’activité professionnelle de fonctionnaire de police, se soumettre à des mesures d’examen, de traitement ou de soins, ne pas détenir ou porter une arme et, enfin, s’abstenir de recevoir ou de rencontrer certaines personnes spécialement désignées, ainsi que d’entrer en relation avec elles, de quelque façon que ce soit.

Le procureur de la République de Coutances a par ailleurs rappelé que les investigations se poursuivaient, « sur commission rogatoire confiée à l’IGPN, sous l’autorité du juge d’instruction ».

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Elles permettront de déterminer les circonstances exactes du déroulement des faits.

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