Prison de Magnanville : la phase de concertation reportée sine die



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Au cours de la journée d’hier, l’incertitude régnait sur le maintien ou pas de la réunion du mardi 11 juin 2024, qui devait être animée par l’Agence publique pour l’immobilier de la justice (Apij), sur le projet de construction d’une maison d’arrêt de 700 places à Magnanville (Yvelines). Le maire de la commune, Michel Lebouc, avait demandé par communiqué son renvoi à la rentrée : « Pouvons-nous légitimement laisser l’État avancer dans son projet d’établissement pénitentiaire alors que nous n’avons plus d’élus dans l’hémicycle ? »

128 contributions en 24 heures

Jusqu’à ce que la préfecture fasse savoir dans la soirée du lundi 10 juin : « La période de réserve électorale qui précède l’organisation des élections législatives des 30 juin et 7 juillet 2024 conduit à reporter sine die la concertation préalable sur le projet de construction d’un établissement pénitentiaire sur la commune de Magnanville et la mise en compatibilité du PLUI de la communauté urbaine Grand Paris Seine-et-Oise (78) qui devait se dérouler du 10 juin au 26 juillet 2024. »

Le site Internet de la consultation (www.concertation-penitentiaire-nord-yvelines.fr) a été mis hors ligne ce matin. Il n’aura donc été activé que pendant 24 heures, pendant lesquelles il avait recueilli 128 contributions écrites. Il faudra probablement que leurs auteurs se manifestent de nouveau quand la concertation reprendra.

Le président de l’association Tous mobilisés contre la prison (TMCP), Patrick Magny, réagit : « Nous avions fait du battage pour la réunion de ce soir. Hier encore, nous avions tracté tout l’après-midi. Les gens étaient chauds. Ils seraient venus nombreux. Le propriétaire du terrain avait prévu d’intervenir. Mais ce report est plutôt une bonne nouvelle : la période des congés était démobilisatrice. Nous avions demandé, en vain, à l’Apij d’organiser la concertation à un autre moment. »

Patrick Magny formule un espoir :

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« La méthode qui a présidé au choix du site de Magnanville est archaïque. De la part de l’Apij, nous n’avons jamais obtenu la moindre écoute. Ce report doit être l’occasion d’une remise à plat du dossier. »

La préfecture précise que « de nouvelles dates seront définies prochainement pour permettre la tenue de cette concertation publique dans de bonnes conditions ».

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