Propos de Trump : l’Europe a besoin d’une « 2e assurance-vie » en plus de l’Otan, affirme le chef de la diplomatie française


La dernière sortie de Donald Trump au sujet de l’Otan fait réagir. L’Europe a besoin d’une « deuxième assurance » vie, en plus de l’Otan, a estimé ce lundi le chef de la diplomatie française Stéphane Séjourné, après que l’ex-président américain a affirmé qu’il « encouragerait » la Russie à s’en prendre aux pays membres si ceux-ci ne payaient pas leur part.

VIDÉO. Donald Trump menace d’encourager la Russie à attaquer les pays de l’Otan

Le milliardaire américain, candidat aux élections de 2024, a une nouvelle fois critiqué le fonctionnement de l’Otan dimanche lors d’un meeting en Caroline du Sud. Il a notamment rapporté une conversation avec un des chefs d’État de l’Otan, sans le nommer. « Un des présidents d’un gros pays s’est levé et a dit : et bien, monsieur, si on ne paie pas et qu’on est attaqué par la Russie, est-ce que vous nous protégerez ? » a affirmé l’ancien président avant de révéler sa réponse. « Non, je ne vous protégerais pas. En fait je les encouragerais à vous faire ce qu’ils veulent. » « Vous devez payer vos dettes », a-t-il martelé.

« L’alliance atlantique n’est pas un contrat avec une entreprise de sécurité »

L’article 5 du traité de l’Atlantique nord stipule « qu’une attaque armée contre l’un ou plusieurs des États membres survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties ». La règle indique que dans ce cas de figure, chaque allié « assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt (…) telle action qu’il jugera nécessaire, y compris l’emploi de la force armée ».

« Il nous faut une deuxième assurance-vie, pas en substitution, pas contre l’Otan mais en addition » de cette organisation, a estimé Stéphane Séjourné ce lundi lors d’une réunion en banlieue parisienne avec ses homologues allemand et polonais. « L’alliance atlantique n’est pas un contrat avec une entreprise de sécurité », a de son côté observé le chef de la diplomatie polonais Radoslaw Sikorski.



Lien des sources