« Réenchanter les Champs-Élysées » : à New York, la 5e Avenue prépare aussi sa transformation


« La plus belle avenue du monde » versus « l’avenue la plus chère du monde ». Les superlatifs ne sont pas les seuls points communs entre les Champs-Élysées et la 5e Avenue de New York (États-Unis). Le comité, association qui regroupe les 180 acteurs de l’avenue, qu’ils soient privés (Galeries Lafayette, LVMH – par ailleurs propriétaire du Parisien -, Renault…) ou publics (Grand Palais, Petit Palais…), échange d’ailleurs régulièrement avec la Fifth Avenue Association, son homologue américain.

« Nous menons une stratégie dont l’objectif est de s’associer avec de grandes artères mondiales, nous expliquait il y a quelques semaines l’association parisienne. L’idée est d’échanger sur des projets d’aménagement sur ces avenues iconiques, comment les réinventer, les végétaliser… »

Ce lundi 27 mai, le comité a justement dévoilé les résultats d’une étude, lancée il y a cinq ans. Objectif : « réenchanter les Champs-Élysées » grâce à 150 mesures soumises à la mairie de Paris. Parmi les préconisations : des trottoirs élargis, le passage de 6 voies de circulation à 4, des espaces verts plus grands et mieux aménagés…

Vers un partenariat public-privé ?

Des préoccupations qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à celles de nos cousins d’outre-Atlantique. En 2022, le maire et la gouverneure de New York ont lancé une étude « pour faire en sorte que New York fonctionne pour tout le monde ». Avec l’ambition de faire de la 5e Avenue « un haut lieu de passage pour les piétons, en étendant les trottoirs, en améliorant l’éclairage et en ajoutant plus d’endroits pour s’asseoir ».

Pour mettre en place ces mesures, la ville de New York a développé un partenariat public-privé avec, entre autres, la participation de la Fifth Avenue Association. Un modèle dont le Comité Champs-Élysées souhaiterait s’inspirer. L’étude propose que la transformation de l’artère parisienne se fasse « dans le cadre d’une gouvernance publique-privée renouvelée, avec la création de l’Alliance Champs-Élysées, une association foncière urbaine dotée de moyens spécifiques, dans l’esprit des BID (business improvement district) comme il en existe à Londres, à New York ou à Montréal ».

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Une méthode approuvée par la Ville de Paris ? « Il faudra discuter des modalités, prévient Emmanuel Grégoire, le premier adjoint socialiste. Mais, sur le principe, ça ne me choque pas et ça me paraît même logique que les acteurs économiques qui vont bénéficier de ces grandes transformations urbaines y contribuent financièrement. L’essentiel, c’est que ces chantiers soient d’abord faits pour les citoyens. »

À New York, les études pour « réenchanter » la 5e Avenue devraient être finalisées début 2025. Un calendrier qui reste encore à définir pour sa cousine parisienne.



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