une conférence sur le nouvel ouvrage consacré aux victimes de la rafle


Une centaine de personnes étaient réunies ce mercredi soir pour la conférence de présentation du livre Izieu, Mémoires vivantes , un ouvrage qui retrace, 80 ans après, l’histoire et le destin tragique de 44 enfants juifs réfugiés dans une maison à Izieu. Klaus Barbie ordonne leur arrestation le 6 avril 1944 et les déporte dans les chambres à gaz d’Auschwitz. Issue d’un travail de collaboration entre la Maison d’Izieu et Le Progrès , Izieu, Mémoires vivantes nous offre une plongée dans le passé au travers de 104 photos et documents d‘archives inédits.

Après la diffusion d’un documentaire d’une trentaine de minutes , réalisé par la rédaction du Progrès , retraçant l’histoire de cette rafle, les deux auteurs de l’ouvrage ont pris la parole : « Pourquoi se rappelle-t-on autant de la rafle d’Izieu alors que les rafles étaient très fréquentes à cette période ? C’est aussi à cela que nous souhaitions répondre », a expliqué Dominique Vidaud, directeur de la Maison d’Izieu, lieu devenu Musée-Mémorial dédié à la mémoire des 44 enfants assassinés.

« C’est aussi un lieu de sauvetage »

« Ce livre a pour but de rendre à Izieu, toute sa complexité. Izieu c’est un lieu de vie, marqué par une tragédie, celle du 6 avril 1944, mais c’est aussi un lieu de sauvetage, car plus de cinquante enfants passés par cette colonie ont survécu », confie Alexandre Nugues-Bourchat, responsable médiation et pédagogie à la Maison d’Izieu.

La conférence a aussi été l’occasion d‘établir un parallèle concernant la résurgence récente des actes antisémites : « Le retour de l’antisémitisme, même s’il n’a pas tout à fait la même nature que pendant la guerre, est tout aussi dangereux. Il fait passer au premier plan l’ignorance et la haine, autant de choses que nous essayons de combattre à Izieu, où le rôle éducatif est fondamental », analyse Dominique Vidaud.

À lire aussi >> Colonie d’Izieu : le récit du jour où la vie de 44 enfants juifs a basculé



Lien des sources