Carlos Ghosn poursuit Nissan et réclame un milliard de dollars


Réfugié au Liban après son arrestation et son évasion du Japon, Carlos Ghosn dénonce un « complot » et attaque Nissan en justice. L’audience se déroulera en septembre.






Par N.J. avec AFP


Carlos Ghosn denonce un << complot >> et reclame un milliard de dollars a Nissan.
Carlos Ghosn dénonce un « complot » et réclame un milliard de dollars à Nissan.
© KARINE PIERRE / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Un milliard de dollars de dommages et intérêts. C’est la somme que réclame Carlos Ghosn à Nissan. En mai, l’homme d’affaires a déposé un recours devant la Cour de cassation au Liban contre le groupe japonais et ses employés, a déclaré une source judiciaire, mardi 20 juin. L’ex-patron de l’alliance Renault-Nissan estime qu’ils « avaient inventé des accusations à son égard au Japon, ce qui a entraîné son arrestation et les poursuites à son encontre ».

Carlos Ghosn avait été arrêté en novembre 2018 à Tokyo où il devait être jugé pour des malversations financières présumées quand il était à la tête du groupe nippon. Mais il avait réussi à fuir de manière rocambolesque et vit, depuis fin 2019, à Beyrouth.

Ghosn dénonce un « complot »

L’homme, qui possède les nationalités libanaise, française et brésilienne, clame toujours son innocence et avait justifié son évasion en assurant avoir voulu « échapper à l’injustice ». Il dénonce un « complot » ourdi, selon lui, par Nissan avec l’appui du gouvernement japonais, pour le faire tomber et éviter ainsi une union plus étroite avec Renault.

En raison de la notice rouge d’Interpol (message de signalement international, NDLR), la justice libanaise lui a interdit de sortir du pays. Le Liban n’extrade pas ses ressortissants.

À LIRE AUSSIAu Liban, le retour des enquêteurs dans l’affaire GhosnL’entreprise Nissan, sollicitée par l’AFP, n’a pas fait de commentaire sur le sujet, déclarant avoir découvert cette action en justice dans la presse et cherchant à vérifier ces informations en interne. De son côté, l’avocat de Carlos Ghosn au Liban n’a pas répondu aux sollicitations.

La date de l’audience a été fixée à la mi-septembre, selon la source judiciaire.

Déjà visé par une notice rouge Interpol à la demande de Tokyo, Carlos Ghosn fait l’objet depuis avril 2022 d’un deuxième mandat d’arrêt, cette fois français, dans le cadre d’une enquête pour abus de biens sociaux, abus de confiance, blanchiment en bande organisée et corruption passive.




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