des cadres Républicains rejettent l’idée d’une alliance avec le Rassemblement national




Séisme dans la famille politique des Républicains. Après l’annonce d’Éric Ciotti, qui souhaite s’allier avec le Rassemblement national (RN), plusieurs cadres du parti ont appelé à sa démission. « À la suite des déclarations d’Éric Ciotti, j’estime qu’il ne peut plus présider notre mouvement et doit se démettre de son mandat de président de Les Républicains », a écrit Gérard Larcher sur son compte X.

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Le président LR du Sénat, qui s’est toujours opposé à un accord avec l’extrême droite, a également assuré qu’il « n’avalisera jamais un accord avec le RN ». Le président des sénateurs LR Bruno Retailleau, a dénoncé « une ligne personnelle », rejoint par le patron des députés LR Olivier Marleix pour qui Éric Ciotti « n’engage que lui » et doit démissionner.

« Il doit démissionner »

« Il doit démissionner immédiatement de la présidence des Républicains, son éloge de l’extrême droite est inacceptable et contraire à toutes les valeurs que nous défendons », a également réagi Jean-François Copé, ancien président du parti sous le nom de l’UMP.

De son côté, le principal intéressé a assuré qu’il ne démissionnerait pas, se remettant aux militants. « Je suis président et je reste président des Républicains », a-t-il dit. « Mon mandat, je le tiens des militants, et seuls les militants pourraient me l’enlever. Je le dis très clairement et je ne céderai pas à ce genre de décision ou de propos », a martelé le député des Alpes-Maritimes face à plusieurs journalistes devant le siège parisien de LR.

« Je reçois depuis quelques minutes des milliers de messages de soutien. Ils voulaient que les droites arrêtent d’être divisées », a-t-il assuré.

Il « enfonce dans le déshonneur la famille gaulliste »

Du côté du gouvernement, les réactions s’enchaînent. Sur X, le ministre de l’Intérieur et ex-LR Gérald Darmanin estime qu’Éric Ciotti a signé « les accords de Munich et enfonce dans le déshonneur la famille gaulliste en embrassant Marine Le Pen ».

« Quand j’ai rejoint le gouvernement, je n’ai pas quitté mes convictions de droite, j’ai quitté une ligne politique qui partait à la dérive. Ce que je redoutais vient d’arriver. En prenant la décision de rallier le RN, Éric Ciotti porte un coup terrible à ma famille politique, la droite républicaine », a déploré de son côté l’ancienne LR Rachida Dati, désormais ministre de la Culture.

« Éric Ciotti déshonore la droite républicaine. J’en appelle à tous les héritiers du général de Gaulle et de Jacques Chirac », a également réagi une autre ministre issue de LR, Catherine Vautrin.

À LIRE AUSSI Législatives : Les Républicains pris au piègeLe garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti évoque pour sa part le « déshonneur » d’Éric Ciotti. « Offrir à Le Pen le parti du général de Gaulle sur un plateau d’argent, la honte a désormais un nom », a-t-il déploré sur son compte X. Et de conclure : « La clarification est à l’œuvre. Les extrémistes tombent les masques. Tous les républicains doivent être à la hauteur. »

« Aujourd’hui, Jacques Chirac est mort une deuxième fois », a réagi la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. « Éric Ciotti vient d’assassiner la droite républicaine. À tous ceux qui refusent la compromission et le déshonneur, je lance un appel : unissons-nous pour la République et ses valeurs. »

« Honte à vous »

L’annonce de cette alliance avec l’extrême droite a également fait bondir le camp politique adverse. Sandrine Rousseau, députée écologiste, a interpellé le patron des LR devant le siège du parti. « Honte à vous […] Vous ne méritez pas le nom inscrit sur votre façade », a-t-elle lancé.

Enfin, la cheffe des députés La France insoumise, Mathilde Panot, estime que « le cordon sanitaire face au parti fondé par des Waffen SS n’est plus ». « Les Républicains n’ont plus de républicain que le nom », a-t-elle écrit sur X.




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