Édouard Philippe appelle à une union « du bloc central »




Il vole au secours de la majorité. L’ancien Premier ministre Édouard Philippe fait part de sa volonté de s’engager pleinement dans la campagne des élections législatives anticipées et souhaite élargir la majorité à gauche comme à droite. Sans dire encore totalement s’il sera lui-même candidat à la députation dans son fief de Seine-Maritime.

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«  Il ne faut pas dire à ceux qui sont à l’extérieur de la majorité : “Venez puisque vous êtes d’accord avec nous.” Il faut leur dire : “Construisons ensemble quelque chose qui va dans l’intérêt du pays.” », a déclaré celui qui était locataire de Matignon de 2017 à 2020. L’actuel maire du Havre souhaite travailler « avec toutes les forces politiques à l’intérieur du bloc central », des socialistes aux Républicains (LR).

«  Il faut accepter l’idée qu’on va devoir travailler avec d’autres, qui ne sont pas d’accord avec nous sur tout », développe Édouard Philippe. Selon l’ancien membre des LR, l’enjeu n’est pas d’intégrer au projet de la majorité de nouveaux élus, mais d’accepter de dialoguer avec eux. Un choix manifestement pragmatique, motivé par la conviction qu’«  aucun parti politique à lui seul n’est en mesure de gouverner à la hauteur des enjeux des Français ».

À LIRE AUSSI Dissolution : « L’absence de majorité claire est le scénario le plus probable » «  Ils seraient enchantés qu’on ne leur demande pas de succomber à la majorité présidentielle telle qu’elle existe actuellement », dit-il des socialistes. Quant aux Républicains tentés d’attraper la main tendue par Marine Le Pen, il leur répond : « Nous pouvons construire ensemble des politiques qui sont indispensables pour le pays. »

Plan Matignon au RN, «  nouveau front populaire » chez LFI

«  Notre pays ne peut pas attendre. Il ne peut pas s’abandonner dans une espèce d’immobilisme lié à un blocage complet », alerte Édouard Philippe pour justifier sa prise de position. «  C’est extrêmement dangereux, ça ne servira personne si ce n’est les extrêmes, qui eux, sont en train de s’organiser », abonde-t-il. Le Rassemblement national activerait en effet un «  Plan Matignon » élaboré en interne depuis plusieurs mois.

À l’opposé du champ politique, La France insoumise a obtenu la création d’un «  nouveau front populaire » aux côtés des socialistes, des Écologistes et des communistes qui avaient déjà constitué la Nupes au printemps 2022. Un plan pour lequel Raphaël Glucksmann semble déjà se détourner, selon les informations de L’Opinion.

Pour sa part, Édouard Philippe assure que son ambition «  n’est pas de devenir Premier ministre » à nouveau. «  J’ai libéré tout mon agenda sur trois semaines », confie-t-il, afin de s’engager pleinement dans la campagne auprès des candidats de son parti composant la majorité présidentielle, Horizons.




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