Joe Biden exclut de gracier son fils, déclaré coupable de détention illégale d’arme à feu




« Guilty, guilty, guilty. » Le jury de Wilmington, le fief du président américain, dans le Delaware, a mis moins de 24 heures pour déclarer Hunter Biden coupable de détention illégale d’arme à feu et d’avoir menti sur deux formulaires administratifs.

Le fils de Joe Biden, qui risque sur le papier jusqu’à 25 ans de réclusion, sera fixé sur sa peine ultérieurement, vraisemblablement courant octobre, à quelques semaines de la présidentielle américaine. Des procès similaires, avec un accusé condamné pour une première infraction non violente et qui n’a pas utilisé l’arme illégalement achetée, aboutissent toutefois le plus souvent à des peines aménagées ou à du sursis. Et il pourra également faire appel de la décision.

Joe Biden exclut une grâce

Techniquement, Joe Biden aura, au moins jusqu’en janvier 2025, le pouvoir exécutif de gracier son fils. Mais le président américain l’a exclu : « Comme je l’ai dit la semaine dernière, j’accepterai le dénouement de cette affaire et je continuerai de respecter le processus judiciaire. » Il s’est également dit « fier » de son fils, qui « fait preuve de résilience » dans sa « bataille contre l’addiction ».

Dans son autobiographie, Hunter Biden a raconté comment il avait sombré dans l’alcool et la drogue après la mort de son frère Beau, foudroyé par une tumeur au cerveau. Il avait pourtant répondu « non » à la question « Êtes-vous un consommateur illégal ou accro à différentes drogues ? » du formulaire qu’il avait rempli pour acheter un pistolet en 2018. La veuve de Beau Biden, qui a eu une brève liaison avec Hunter, a témoigné avoir jeté l’arme dans une poubelle après 11 jours car elle avait « peur qu’il se fasse du mal ».

« Ce procès a détourné l’attention des véritables crimes de la famille Biden, qui a encaissé des dizaines de millions de dollars de Chine, de Russie et d’Ukraine », a réagi Donald Trump. Les finances de Hunter Biden seront toutefois au cœur d’un autre procès, pour fraude fiscale, qui doit s’ouvrir en septembre en Californie.




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