la France est à la traîne




Initialement prévu, Emmanuel Macron a été contraint d’annuler son déplacement sur place en raison des récents événements en Nouvelle-Calédonie. C’est donc Roland Lescure, ministre délégué à l’Industrie et à l’Énergie, qui représentera le gouvernement durant cette inauguration.

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En pleine crise énergétique, le site de Fécamp ajoute 71 éoliennes au réseau électrique français, soit une plus-value d’environ 500 mégawatts (MG). La production du parc va fournir en électricité plus de 770 000 personnes, soit plus de 60 % des habitants de Seine-Maritime. Ce chantier colossal lancé en 2020 a nécessité 2 milliards d’euros d’investissement et mobilisé plus de 2 000 emplois dans la région normande.

L’économie locale a grandement bénéficié de ce projet puisque les éoliennes ont été construites au Havre (Seine-Maritime) avant d’être pré-assemblées à Cherbourg (Manche). Les câbles interéoliennes et la sous-station électrique sont également de production française.

L’éolien français toujours à la traîne

En mars 2022, Emmanuel Macron avait annoncé une cinquantaine de parcs éoliens offshore d’ici à 2050 pour une production de 40 gigawatts (GW) par an. L’État avait alors signé un « Pacte éolien en mer » ambitieux avec les acteurs de la filière : 2 GW par an dès 2025, 20 GW en 2030. Pour cause, la France ne comptait aucun site offshore avant l’ouverture du parc de Saint-Nazaire en décembre 2022.

À LIRE AUSSI Comment le gouvernement veut combler son retard sur les énergies renouvelablesLes chiffres publiés en mars dernier par l’association européenne Wind Europe sont révélateurs : en 2023 la France n’a produit que 842 MW grâce aux vents marins et se classe en 6e position européenne. Loin devant, le Royaume-Uni en a produit 14 700, l’Allemagne 8 500, le Danemark 2 600 mégawatts.

Cinq autres parcs offshore sont actuellement en développement et doivent être opérationnels d’ici à 2027. Le réseau éolien marin doit venir épauler le réseau éolien terrestre confronté à un ensemble de normes ainsi qu’à l’acceptabilité des riverains. En 2022, la cour administrative d’appel de Nantes avait annulé l’autorisation d’exploitation d’un parc éolien déjà construit dans le Morbihan pour « impact visuel fort » et « effet de saturation ».




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