la remontada d’Europe 1 face à la baisse de régime de France Inter et RTL




Dernières audiences de la saison 2023-2024 pour les radios françaises. Si le classement ne change pas substantiellement, les derniers résultats de l’Institut Médiamétrie pour la période d’avril à juin reflètent les soubresauts du marché radio des dernières semaines. Pénalisée par des mouvements de grève contre le projet de fusion de l’audiovisuel public et le licenciement de l’humoriste Guillaume Meurice, le leader France Inter a souffert.

La radio publique a perdu 116 000 auditeurs en un an, affichant une audience cumulée de 12,2 % (- 0,3 point) et une part d’audience cumulée de 13,6 % (- 0,3 point). « Saison après saison, France Inter reste la radio la plus écoutée de France et consolide sa puissance et son rôle de repère pour les Français », se réjouit néanmoins Adèle Van Reeth, directrice de la radio.

À LIRE AUSSI « Vous auriez dû licencier Guillaume Meurice en octobre ! » : mais que se passe-t-il à Radio France ? Deuxième station généraliste, RTL continue de souffrir, accusant une baisse de régime depuis plusieurs mois. La radio du groupe M6 a perdu 243 000 auditeurs sur un an, avec une audience cumulée de seulement 9 % (- 0,5 point). Surtout, sa part d’audience, critère de référence pour la vente des spots de publicité, régresse de 11,9 % à 11,3 %. « Il est temps de reprendre en main la grille pour enrayer la chute », estime un ancien dirigeant de la radio.

RMC résiste plutôt bien en audience cumulée (quasiment stable à 5,5 %, – 0,1 point) mais sa part d’audience reflue de 0,4 point, à 5,5 %. La direction de la radio d’Apolline de Malherbe et d’Olivier Truchot préfère fêter une part d’audience qui augmente sur toute la saison 2023-2024 (5,8 %, + 0,1 point) et se féliciter de la puissance des émissions de sport.

Europe 1 talonne France Bleu

En cours de relance par Céline Pigalle, ex-dirigeante d’iTélé et de BFMTV, et Yann Chouquet, un ancien de France Inter, chargé des antennes et de la stratégie éditoriale, le réseau France Bleu reste très faible, à 4,5 % d’audience cumulée (stable). La radio publique est désormais talonnée par Europe 1, qui poursuit son impressionnante remontée depuis le bas du classement. Portée par l’actualité électorale et aussi les émissions de Pascal Praud et Cyril Hanouna, la station propriété de Vivendi, groupe contrôlé par Vincent Bolloré et sa famille, connaît la plus forte progression des généralistes, à 4,2 % d’audience cumulée, soit + 0,7 point et une part d’audience de 3,9 % (+ 0,7 point).

À LIRE AUSSI Europe 1 : de Pascal Praud à Laurence Ferrari, les raisons du rebond « Cette vague confirme la saison exceptionnelle d’Europe 1, qui réalise la plus forte progression du marché radio, s’enthousiasme Constance Benqué, présidente de Lagardère News (Europe 1, Journal du dimanche, Paris Match en cours de vente à LVMH…). Avec 400 000 auditeurs gagnés en un an et une durée d’écoute en progression constante depuis le début de la saison, Europe 1 renforce sa place dans le marché radio et réduit sensiblement l’écart avec ses concurrentes généralistes. »

NRJ devant Nostalgie et Skyrock

Chahutée par le licenciement de Jean-François Achilli, France Info voit son audience encore baisser, à 8,2 % contre 8,8 % un an plus tôt. Néanmoins, elle est encore la troisième radio de France, devant la leader des stations musicales, NRJ. L’audience cumulée de la radio de Jean-Paul Baudecroux est stable, à 7,7 %. Suivent Nostalgie, en pleine forme (6,4 %, + 0,2 point), Skyrock qui progresse (6 %, + 0,2 point), RTL 2 (3,6 %, – 0,2 point), Fun Radio (3,4 %, – 0,3 point), RFM et Chérie FM (ex-aequo, à 3,1 %).

Dirigée par Marc Voinchet, France Musique gagne quant à elle le match face à la station privée Radio Classique, du groupe LVMH : 1,8 % d’audience cumulée (- 0,1 point) contre 1,7 % (- 0,1 point) pour sa rivale. Le groupement Les Indés Radios (130 stations) progresse de 0,6 point, à 13,4 %.




Lien des sources