Le niveau de français des futurs professeurs des écoles questionne


Selon une enquête du « Figaro », les futurs professeurs des écoles seraient empreints à des « faiblesses criantes » en maîtrise de la langue française. 






Par LePoint.fr


Le niveau de francais de certains pretendants aux postes de professeurs des ecoles est inquietant.
Le niveau de français de certains prétendants aux postes de professeurs des écoles est inquiétant.
© Richard Villalon / MAXPPP / BELPRESS/MAXPPP

« On a atteint un point de non-retour ». Dans un article publié par nos confrères du Figaro, les jurys d’académie s’inquiètent du niveau de maîtrise de la langue française des candidats aux concours enseignants, dont les inscriptions touchent à leur fin. Alors même que les candidats sont censés avoir la charge de l’apprentissage de la langue aux enfants, ils ne semblent pas maîtriser certains fondamentaux de la langue de Molière.

Le jury de l’académie d’Aix-Marseille souligne par exemple qu’une « erreur récurrente et inquiétante pour de futurs enseignants est la confusion entre l’imparfait et le conditionnel présent. ”Chantaient” et ”bégaieraient” ont souvent été analysés comme étant conjugués au même temps », souligne-t-il.

De son côté, le jury de l’académie d’Amiens s’inquiète d’un « bon nombre d’interprétations fantaisistes » du mot « chancelant » : « qui chante bien, chanceux, qui fait de la magie, pas sage, qui génère de la lumière », c’est selon… 

Certains candidats incapables d’identifier un verbe dans une phrase

Quant à l’académie de Lille, celle-ci regrette que les étudiants – qui ont tout de même un niveau bac +5 – aient fait l’impasse sur la grammaire et les conjugaisons. Ils pointent notamment des « confusions entre adjectif, pronom, déterminant [et] entre nature et fonction, [une] méconnaissance des temps et de leurs valeurs [et une] incapacité chez certains candidats à identifier le sujet d’un verbe ».

Enfin, le jury de l’académie de Nancy-Metz déplore « le recours exclusif à des références de la culture populaire contemporaine ». À Amiens, on note singulièrement « le faible nombre d’exemples littéraires ou cinématographiques au profit d’illustrations faisant appel aux séries que l’on peut voir sur Netflix ».

Aussi, pour le jury de Besançon, le constat est sans appel : « Ces productions dégagent une impression de pauvreté concernant les connaissances culturelles, d’absence d’ouverture sociale et de curiosité intellectuelle peu compatible avec le métier d’enseignant ». « Nous avons atteint un point de non-retour », déplore Pierre Favre, au Syndicat national des écoles (SNE). 




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