le tube de Dalida et Alain Delon repris par Julien Doré et Sharon Stone




Les vieilles recettes ont parfois du bon : Julien Doré a décidé de réinterpréter « Paroles, paroles », le fameux tube que Dalida avait enregistré avec Alain Delon dans les années 1970. Et pour lui donner la réplique, il a demandé à Sharon Stone de poser sa voix, en inversant les rôles : l’actrice reprend le texte de Delon et Doré chante la partie de Dalida. Un duo que l’on pourra découvrir prochainement sur son nouvel album, Imposteur – en précommande le 17 juillet.

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Un beau coup médiatique pour le chanteur, qui avait déjà fait appel à Pamela Anderson pour le clip de sa chanson Le Lac, en 2016. Cette fois, il s’est rapproché au culot de l’actrice de Basic Instinct, rencontrée par hasard au Festival de Cannes en 2008, comme il l’a raconté à Télé 7 Jours : « Je me suis retrouvé à chanter en piano/voix au milieu d’un dîner, et tout le monde se foutait de ma présence. Et puis j’ai senti qu’il y avait un mouvement de foule. Sharon Stone est arrivée. Elle s’est assise juste à côté de moi, à peine à un mètre, et m’a regardé et écouté. Et quand Sharon Stone vous regarde et vous écoute, tout le monde vous regarde et vous écoute… »

Ils échangent quelques phrases, font une photo, se passent leurs coordonnées et s’envoient deux ou trois messages sur Instagram… Jusqu’au jour où le chanteur pense à elle pour lui donner la réplique sur « Paroles, paroles ». « Ça s’est fait comme ça. Je lui ai écrit un message, elle m’a répondu : “À fond !” » Un rendez-vous est calé à Berlin quand elle vient pour une exposition de peinture. « On a pris un avion et on a enregistré sa voix là-bas. C’était magique. »

Un cognac pour Alain Delon

Une improvisation qui rappelle celle qu’avait connue Dalida pour enregistrer son fameux tube en 1973. Son frère Orlando repère la mélodie en Italie – le générique d’une émission de variétés –, il en bloque les droits et la fait rapidement adapter pour sa sœur, qui pense immédiatement à Alain Delon pour assurer la partie masculine. N’ont-il pas été amants une décennie plus tôt, en toute discrétion ? Ils se connaissent depuis leur jeunesse, quand ils habitaient dans des chambres mansardées d’un même immeuble près des Champs-Élysées, à courir le cachet…

Delon est au sommet de sa carrière, il accepte de jouer le rôle du soupirant ténébreux et infidèle, qui ne sait que déverser de belles paroles et promesses. « Encore des mots, toujours des mots, les même mots », dit la chanson. L’enregistrement se fait quasiment d’une traite, au studio des Dames, dans le 17e arrondissement de Paris. Dalida a déjà posé sa voix, ne manque que celle de l’acteur, qui arrive après 20 heures, demande un tabouret, lit son texte, change trois mots, prend un verre de cognac et déroule sa partie dans une lumière tamisée. Il lui suffira de deux prises pour assurer la prise de son.

À LIRE AUSSI Dalida : les dix chiffres clés de sa vieQuand il lui lance « Que tu es belle, que tu es belle » de sa voix profonde, Dalida ne peut s’empêcher de partir dans de grands éclats de rire derrière la vitre du studio. Ils ne pourront jamais interpréter cette chanson en live, sur scène ou à la télévision, en raison d’agendas surchargés. Ce qui n’empêchera pas la chanson de devenir l’un des grands tubes de l’année, avec 200 000 exemplaires vendus en quelques semaines en France, atteignant la huitième place au hit-parade de RTL.

La chanson, qui fait également un tabac à l’étranger, du Portugal au Japon, est devenue un grand classique du répertoire musical, utilisée parfois pour railler les promesses des responsables politiques. À voir si Julien Doré et Sharon Stone vont faire entrer leur version dans la légende.



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