L’épargne des particuliers, un relais de croissance sous tension pour les gérants d’actifs


En contraction, et techniquement exigeant, mais peu rentable, car très concurrentiel, le marché des investisseurs institutionnels (assureurs-vie, fonds de pension…) fait de moins en moins rêver les gestionnaires d’actifs. Plus que jamais en 2024, c’est l’épargne des particuliers que lorgnent ces derniers, d’autant que celle-ci est restée élevée depuis la crise sanitaire. « Un gérant d’actifs doit marcher sur deux jambes : une institutionnelle, qui tire le niveau d’exigence vers le haut, et l’autre tournée vers le marché de détail, qui profite de cette qualité de service », témoigne Xavier Collot, président du directoire de Sienna IM, dont les 22 milliards d’euros d’encours en actifs cotés sont équitablement répartis entre les deux types de clientèle, avec une volonté d’accélérer sur la seconde.

L’équation est simple. « Sur le marché des particuliers, les marges des sociétés de gestion peuvent atteindre 40 à 50 points de base, contre 5 à 25 sur celui des institutionnels », calcule Philippe Soussan, directeur associé au BCG. Ce sont aussi des encours plus stables.



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