Macron appelle au calme en quittant la Nouvelle-Calédonie




« Rien ne justifie la violence. » Emmanuel Macron s’est exprimé sur la situation en Nouvelle-Calédonie, secouée par des émeutes inédites, ce jeudi 23 mai où il a appelé un « retour au calme » et à l’« ordre républicain ». « Ce n’est pas le Far West, donc la République doit reprendre l’autorité sur tous les points et apporter la sécurité à chacun », a-t-il assuré lors d’un entretien accordé à la presse et télévision locale, lors de sa visite éclair dans l’archipel français.

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« Vous avez des scènes d’une violence urbaine insensée, inédite. Avec des jeunes ou moins jeunes qui sont au sommet des immeubles avec des équipements quasi militaires qui terrorisent tout le monde », a dénoncé le chef de l’Élysée, faisant référence aux émeutes qui émaillent le territoire depuis le 13 mai tandis que des miliciens défendent leurs quartiers.

« En France, ce n’est pas chacun qui se défend. Il y a un ordre républicain, ce sont les forces de sécurité qui l’assurent », a-t-il insisté, assurant vouloir ramener l’archipel vers le « chemin de l’apaisement ».

« Reprendre méthodiquement chaque quartier »

Le chef de l’État a ainsi justifié les moyens déployés dans l’archipel depuis le début des violences, où quelque 3 000 forces de sécurité sont déployées, afin de « reprendre méthodiquement chaque quartier ». Déterminé à rétablir l’ordre, Emmanuel Macron a également assuré que ces effectifs « resteront aussi longtemps que nécessaire, même durant les Jeux olympiques et paralympiques » de Paris, et « même en l’absence de l’état d’urgence ».

« Nos gendarmes et nos policiers n’ont tué personne », a-t-il souligné, alors que les émeutes ont fait six morts, dont deux gendarmes.

À LIRE AUSSI En Nouvelle-Calédonie, le difficile retour de l’ordreLe président de la République a également rappelé qu’il ne souhaitait pas le passage « en force » de la réforme du dégel du corps électoral, qui a provoqué la colère sur l’archipel. « Moi, je m’engage à ne pas passer en force pour essayer pendant quelques semaines de redonner une chance à l’apaisement et au dialogue et de le réengager suivant un processus », a-t-il affirmé à la presse calédonienne.

Un point d’étape sur l’avenir institutionnel de l’archipel sera effectué « d’ici un mois », à condition que l’ordre soit rétabli.




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