Manger cru, est-ce bon pour la santé ?




Manger tout cru ! C’est une tendance qui fait de plus en plus d’adeptes. D’un côté, il y a des bienfaits évidents à ce type d’alimentation ; de l’autre, il est légitime d’en douter quand on lit certaines actualités où le crudivorisme est au centre du mode de vie prôné par des sectes. On va voir ensemble ce qu’il en est.

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Le crudivorisme est une pratique alimentaire qui consiste à manger uniquement des aliments crus ou cuits à moins de 42 degrés. Certains l’appellent l’alimentation vivante. Selon une théorie ancienne, l’énergie solaire emmagasinée dans les aliments, et qui donne de la vitalité aux produits, serait perdue lors de la cuisson.

Cette théorie est plus une croyance qu’autre chose. Mais ce qui est vrai, c’est que chauffer les produits de la nature modifie leur composition nutritionnelle.

À LIRE AUSSI Prise de poids : pourquoi mange-t-on plus qu’on ne le pense ? On peut perdre plus de la moitié de la teneur en vitamines lors de la cuisson. Les minéraux se dissolvent dans l’eau de cuisson, si bien qu’il y en a moins dans ce que l’on mange cuit. Également, l’index glycémique des aliments glucidiques augmente. L’index glycémique, c’est la capacité d’un aliment à augmenter le glucose dans le sang. L’exemple de la carotte est éloquent car il est multiplié par deux quand elle est cuite. On sait aussi qu’à la cuisson les poissons et les viandes, lorsqu’ils grillent, développent des molécules cancérigènes. Et puis manger cru, c’est aussi une garantie de devoir mastiquer avec à la clé une sensation de satiété mieux perçue et donc la possibilité de contrôler son poids.

Des risques de carences

A priori, je vous ai convaincu des bienfaits de manger cru. Mais n’allons pas trop vite. Contrairement à certains modèles alimentaires tels que le régime méditerranéen ou même le végétarisme, aucune étude scientifique n’a jamais pu suggérer que manger cru nous aide à mieux vieillir. À l’inverse, des travaux sérieux ont alerté sur plusieurs catégories de risques.

À LIRE AUSSI Maigrir : la révolution des médicaments anti-obésitéTout d’abord chez les nourrissons et les enfants, les risques de carences sont avérés. À l’âge adulte, chez les personnes à risque de dénutrition, comme les personnes âgées ou soignées pour un cancer, le crudivorisme est également dangereux car il expose aux carences. Du côté de la tolérance digestive, certains développent des symptômes tels que des ballonnements ou des douleurs abdominales. Enfin, le risque d’intoxication alimentaire est avéré, en particulier avec les poissons et viandes crus. Mais, si vous prenez des précautions strictes, avec notamment la congélation des poissons si vous les mangez crus, ce risque devient faible.

En pratique, il n’y a pas de justification scientifique à prôner le crudivorisme comme l’alimentation à adopter pour votre santé. L’idéal, comme souvent en nutrition, est de varier : du cru, du cuit, profiter des bienfaits de tout ce que la nature nous donne sur le plan tant de la santé que des plaisirs gustatifs !




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