Pas conviés au débat des législatives, les Républicains saisissent le Conseil d’État en urgence




Et une nouvelle procédure judiciaire de plus. Après s’être échinés – sans succès – devant la justice pour exclure Éric Ciotti de la tête du parti, Les Républicains (LR) ont cette fois saisi le Conseil d’État en référé le 24 juin afin d’être conviés à un débat télévisé prévu le lendemain, ce mardi 25 juin, quelques jours avant les élections législatives anticipées.

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La formation politique a saisi le juge du référé-liberté du Conseil d’État pour suspendre le refus de sa demande par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), l’ex-CSA, qui l’avait déboutée une première fois vendredi 21 juin. Les Républicains demandent à la plus haute juridiction administrative du pays de « lui enjoindre de mettre, sans délai, en demeure la chaîne TF1 d’inviter un représentant du parti Les Républicains à participer au débat du 25 juin ».

TF1 organise en effet ce mardi soir un débat entre « les représentants des 3 blocs » principaux constitués pour les élections législatives : la majorité présidentielle, l’alliance entre le Rassemblement national et les LR dissidents d’Éric Ciotti, et enfin le Nouveau Front populaire (NFP). Les trois coalitions sont respectivement représentées par le Premier ministre actuel, Gabriel Attal, l’eurodéputé et président du RN, Jordan Bardella, et enfin le coordinateur de La France insoumise (LFI), Manuel Bompard.

Pour Les Républicains, leur absence au débat est « hautement préjudiciable » du fait de la « singulière célérité » de la campagne. Le rejet de l’Arcom constitue à leurs yeux « inévitablement atteinte au respect du caractère pluraliste de l’expression des courants de pensée et d’opinion dans la mesure où toutes les formations politiques représentatives ne seront pas présentes à ce débat ».

Selon l’AFP, l’audience est prévue à 10 heures ce mardi.

Le RN en tête des intentions de vote

Les Français sont appelés à se rendre aux urnes les dimanches 30 juin et 7 juillet prochains après la dissolution provoquée le 9 juin par Emmanuel Macron au soir du résultat des élections européennes, largement remportées par le RN. D’après le dernier sondage Cluster 17 réalisé pour Le Point, le parti à la flamme arriverait en tête du scrutin avec 32 % des voix exprimées, devant le NFP 30 % et la majorité présidentielle 19 %.




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