Pourquoi les pompiers sont en grève ce jeudi 16 mai




Une grève « historique et inédite. » Pour la première fois, l’ensemble des organisations syndicales représentant les sapeurs-pompiers appellent à la grève ce jeudi 16 mai. « La perte de sens du travail des agents publics n’épargne pas les services d’incendie et de secours », constate dans son communiqué Natacha Pommet, secrétaire générale de la fédération CGT des services publics.

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Plusieurs raisons poussent les pompiers à se mettre en grève : les problématiques liées aux Jeux olympiques, à la rémunération et aux primes de risque sont pointées par les neuf syndicats. Ces derniers appellent à « une revalorisation de la prime de feu », fixée aujourd’hui à 25 % contre 28 % chez les gendarmes et les policiers.

La CGT évoque aussi une réduction du temps de travail afin de « permettre de travailler mieux et travailler toutes et tous », selon la CFDT. Autre revendication, la revalorisation du point d’indice. De 4,90 euros aujourd’hui, les syndicats souhaitent une majoration à 6 euros.

Le rôle de l’État est aussi pointé du doigt. La CGT appelle à une participation plus accrue de l’État dans les recrutements et l’intégration du personnel administratif dans la filière sapeurs-pompiers. Les agents demandent également « de vraies perspectives de carrière » pour ces derniers.

Les JO dans le viseur

Les organisations syndicales pointent aussi le manque d’accompagnement de l’État en vue des Jeux olympiques et paralympiques cet été. La CFDT souhaite « des mesures sociales fortes pour accompagner l’engagement des agents des SIS dans le cadre des Jeux olympiques et paralympiques 2024 ».

En avril, un « Beauvau de la sécurité civile » s’est ouvert afin de repenser le modèle financier des services de secours. En 2019, la Cour des comptes estimait que la stagnation des effectifs, la dégradation de la situation financière des départements ou la fragilisation du statut des sapeurs-pompiers volontaires ne permettent pas un avenir « durablement soutenable » pour la Sécurité civile.

À Paris, un rassemblement est prévu à 14 heures, place de la République.




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