Renault affiche des ventes en hausse au premier trimestre


Renault roule vers ses objectifs prévisionnels. La marque au losange a publié ce mardi un chiffre d’affaires en légère hausse de 1,8 % au premier trimestre, à 11,7 milliards d’euros, dépassant les estimations des analystes de 11,4 milliards d’euros. « C’est le plus fort trimestre depuis 2019 en valeur absolue », s’est félicité le directeur financier de Renault, Thierry Piéton, lors d’une conférence téléphonique. Malgré des taux de change négatifs qui ont affaibli les caisses du groupe automobile, la bonne performance de ses activités de financement a compensé une légère baisse des revenus.

La branche de financement du constructeur, Mobilize Financial Services (ex-RCI Bank), a en effet réalisé un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros, en hausse de 27,9 % sur un an, à la faveur, notamment, de la hausse des taux d’intérêt. Renault a ainsi confirmé ses objectifs financiers pour l’ensemble de l’année 2024.

Hausse des immatriculations

Le chiffre d’affaires lié aux ventes d’automobiles a été ralenti début 2023 par la dévaluation du peso argentin et de la livre turque, et a globalement baissé de 0,7 % sur un an, a indiqué la direction dans un communiqué. La croissance des immatriculations au premier trimestre (+2,6 % sur un an) a par ailleurs été contrariée par de forts déstockages du réseau de concessionnaires indépendants du groupe.

Les ventes en volume du constructeur français, qui ont renoué l’an dernier avec la croissance après quatre années de baisse d’affilée, ont à nouveau augmenté de 2,6 % à 549.099 véhicules. Globalement, les voitures des marques Renault, Dacia et Alpine se sont mieux vendues, et plus cher, au premier trimestre 2024 que début 2023.

Baisse de tension sur l’électrique

Le début de l’année 2024 a aussi marqué un ralentissement des ventes d’électriques, qui ont représenté 10,5 % des ventes de la marque Renault, contre 11 % début 2023. « On a un marché de l’électrique qui reste un peu plus lent que dans les prédictions faites il y a deux ans. On voit l’hybride progresser de façon très forte », a commenté le directeur financier du groupe.

Renault a déclaré que les véhicules entièrement électriques et hybrides représentaient 48 % de son mix de ventes, alors même que les constructeurs automobiles européens sont aux prises avec une baisse de la demande de véhicules électriques dans la région. Des taux d’intérêt plus élevés, une croissance économique plus faible et la suppression progressive de subventions généreuses ont tous contribué au ralentissement.

Tesla a ainsi annoncé lundi la baisse du prix de ses véhicules en France , mais aussi en Chine et en Allemagne. Dans l’Hexagone, le constructeur californien a été contraint de réduire de 3.000 euros le prix de la première version de sa berline Model 3, le ramenant à 39.990 euros. Soit le tarif de départ – hors aide publique de 4.000 euros – du nouveau Scenic électrique de Renault mais pour une version du modèle affichant une autonomie inférieure au Model 3. Pour une version à plus grande autonomie que la Tesla, il faut désormais débourser 3.000 euros de plus, bonus déduit.

Mais Renault attend de grandes nouveautés dès le deuxième trimestre 2024, comme les R5 et Scenic électriques, la Dacia Spring et une petite Alpine électrique, pour décoller.

En attendant, contrairement à Tesla et d’autres, Renault n’a pas baissé ses tarifs de façon « significative », a souligné Thierry Piéton, protégeant les valeurs de ses véhicules à la revente. Des gains de productivité permettent au groupe de baisser les prix de certains modèles tout en améliorant les marges, a-t-il souligné.



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