VIDEO – Paris sportifs en ligne : qui sont les vrais gagnants ?


En 2023, les parieurs sportifs en ligne ont misé près de 8,5 milliards d’euros. Néanmoins, cette somme record ne va pas intégralement dans la poche des sites de paris sportifs. Sur chaque mise, les opérateurs doivent y soustraire le TRJ, ou taux de retour au joueur. Fixé par l’Etat à 85 % sur les paris sportifs en ligne , il s’agit de la proportion d’argent que les opérateurs doivent redistribuer aux joueurs.

« Sur une mise de 100 € par exemple, une fois qu’on a soustrait le TRJ, les prélèvements et les autres coûts, il reste 3-4 % de gain de profit pour l’opérateur. Vous voyez, les paris sportifs ne sont pas forcément énormément rémunérateurs », explique Virgile Caillet, économiste du sport.

Un ruissellement important vers l’Etat

Ensuite, le chiffre d’affaires des opérateurs fait aussi l’objet de trois taxes spécifiques. La première, fiscale, est de 33,7 %. La deuxième, de 10,6 %, est affectée au financement de la Sécurité sociale. La dernière, également de 10,6 %, est destinée au budget de l’Agence nationale du sport (ANS). Toutefois, la somme affectée à l’ANS est plafonnée à 34,6 millions d’euros, tandis que le surplus est reversé au budget général de l’Etat. Et ce dernier a nettement bénéficié de l’ouverture à la concurrence des paris sportifs en ligne.

Mais un autre acteur semble tirer un important profit de cette modification du marché : la Française des jeux . Malgré la perte de son monopole, la FDJ est en passe de retrouver une position dominante dans les paris sportifs en ligne. Comment expliquer ce retournement de situation ? Réponses dans notre nouvelle vidéo.

Cette vidéo a été enregistrée en mai 2024. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Cheffe du pôle vidéo : Raphaëlle Laurent. Journaliste : Lhadi Messaouden, Yann Duvert. Direction de création : Fabien Laborde, Alice Lagarde. Responsable photographie : Thierry Meneau. Voix : Pauline Jacot. Animation : Michael Mastrangelo. Remerciements : Virgile Caillet, Isabelle Falque-Pierrotin, Isabelle Djian

Production Upian pour Les Echos



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